Haut-Karabakh: l'Arménie et l'Azerbaïdjan s'accusent mutuellement de violer la trêve


L'espoir d'une baisse des tensions s'est de nouveau vite envolé. L'Azerbaïdjan et l'Arménie se sont accusés dimanche d'avoir violé une nouvelle "trêve humanitaire" entrée en vigueur à minuit heure locale dans le Haut-Karabakh, ou Nagorny Karabakh, une semaine après un premier cessez-le-feu conclu, mais jamais respecté. Dans un communiqué, le ministère de la Défense azerbaïdjanais a affirmé que les forces arméniennes avaient rompu de "manière flagrante le nouvel accord", dénonçant des tirs d'artillerie ennemis et des attaques matinales le long du front.


La reprise des combats il y a trois semaines a fait des centaines de morts. Après une première tentative ratée de cessez-le-feu sous l'égide de Moscou, le conflit au Haut-Karabakh a connu une nouvelle escalade samedi. L'Azerbaïdjan a juré de "venger" la mort de treize civils, dont des enfants, ayant péri la nuit du 16 au 17 octobre dans un bombardement nocturne de Gandja, deuxième ville du pays. De nombreuses maisons ont été détruites par un pilonnage qui a aussi fait plus de 45 blessés, selon le procureur général.


Samedi 17 octobre, Emmanuel Macron avait "salué" la trêve humanitaire. La présidence française ajoute que cette trêve a été conclue "à l'issue d'une médiation française conduite au cours des derniers jours et des dernières heures en coordination avec les co-présidents du groupe de Minsk".


Reuters/AFP