Hong Kong: Pékin intensifie sa répression avec un vaste coup de filet


Les autorités chinoises ont engagé en 2020 une reprise en main musclée de Hong Kong, qui avait été le théâtre d'une mobilisation populaire inédite depuis la rétrocession en 1997. Deux sources haut placées au sein de la police anonymement ont fait état d'environ 50 interpellations menées par l'unité chargée d'enquêter sur les infractions relevant de la loi sur la sécurité. C'est un spectre très large de la mouvance pro-démocratie qui a été visé, qu'il s'agisse d'ex-parlementaires comme James To, Claudia Mo, ou de militants plus jeunes. La police a aussi réalisé une perquisition dans un cabinet d'avocats engagé dans la défense des droits de l'Homme. L'avocat américain John Clancey, qui travaille pour cette entreprise, a été arrêté. Il est le premier Américain interpellé au nom de la nouvelle loi. L'opération de police a aussi ciblé les médias. Mais des personnalités pro-démocratie ont déclaré que ces arrestations étaient liées aux primaires organisées en juillet par l'opposition avant les législatives. Le but des primaires, auxquelles plus de 600.000 Hongkongais ont participé, était d'éviter un éparpillement des votes de l'opposition et de désigner les 35 candidats qui brigueraient ceux des sièges du Conseil législatif. La Chine avait présenté ces primaires comme une "grave provocation". Imposé sans débat par Pékin, ce texte fut une riposte à la crise politique de 2019, quand Hong Kong avait pendant des mois été le théâtre de manifestations contre les ingérences de la Chine.


AFP/Reuters

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