Israël: dernière ligne pour l'élection, au temps de la "Vaccine nation"


Israël tient mardi 23 mars ses quatrièmes élections législatives en moins de deux ans, qui se déroulent cette fois sur fond d'intense campagne de vaccination contre le Covid-19, devenue un précieux argument pour le Premier ministre sortant Benjamin Netanyahu. 2 mars 2020. Le virus commence à déferler sur le Moyen-Orient quand les Israéliens sont conviés aux urnes pour une troisième fois en quelques mois, après un nouvel échec des partis à s'entendre sur un gouvernement. Un an plus tard, Israël retourne aux urnes et le virus est toujours là. Mais, cette fois, le gouvernement mène tambour battant une campagne de vaccination à la faveur d'un accord ayant permis d'assurer un approvisionnement rapide en doses des laboratoires Pfizer/BioNTech, en échange de données biomédicales sur les effets du vaccin. A la tête du "laboratoire du monde", le Premier ministre Netanyahu, chef de gouvernement le plus pérenne de l'histoire du pays avec quinze années au pouvoir dont les douze dernières sans discontinuer, joue à fond la carte, dit-il, de la "Vaccine Nation" --le pays du vaccin. Disant vouloir unir le pays pour affronter la tempête coronavirus, M. Gantz avait finalement formé au printemps 2020 un gouvernement de coalition avec M. Netanyahu. Ce cabinet a tenu sept mois avant d'imploser, d'où les nouvelles élections. Et, cette fois, les appuis de M. Gantz sont en chute libre. En conséquence, M. Netanyahu n'a pas un opposant mais trois: le centriste Yaïr Lapid, le conservateur Gideon Saar et le chantre de la droite radicale Naftali Bennett.


Reuters/AFP