Jusnaturalisme ou positivisme juridique?



En Droit, deux théories s’opposent sur la source des normes juridiques: le jusnaturalisme (théorie du droit naturel) et le positivisme (théorie du droit positif). Le droit naturel classique a été notamment théorisé par Aristote qui a une vision finaliste de la nature. Il existerait alors un ordre naturel dans lequel les éléments de la nature auraient une finalité propre. Cet ordre et ces essences des choses peuvent, par la raison et l’observation, être découverts. Dans cette idée, Saint Thomas d’Aquin justifie le mariage par la différence des Hommes par rapport aux animaux : l’enfant humain n’étant pas autonome à sa naissance, une stabilité est nécessaire à son développement. Le mariage remplit alors cette fonction.


Il existe également un droit naturel moderne. Celui-ci se base sur la fiction d’un état de nature.

Pour Hobbes, dans Le Leviathan, les Hommes sont égaux par nature. Il évoque « la liberté que chacun a d’user de sa propre puissance, comme il le veut lui-même pour la préservation de sa propre nature ».

Locke, dans Le Second traité du gouvernement civil, ajoutera le droit de propriété ainsi que le droit à la résistance à l’oppression.


Quant au positivisme, il s’incarne notamment dans le normativisme. Il s’agit d’une théorie du Droit développée par Hans Kelsen dans Théorie pure du droit. Selon lui, il n’y a de Droit que par sa création par l’Etat. Les droits des individus sont ceux qui ont été érigés, par l’État, en normes juridiques dans un système juridique. Ce système fonctionne à la manière d’une pyramide : chaque norme doit être conforme aux normes qui lui sont hiérarchiquement supérieures. Par sa théorie, Kelsen cherche à écarter le droit de toute considération morale ou transcendante, pour lui substituer la volonté souveraine de l’Homme.

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