Karabakh: la moitié de la population déplacée, réunion de médiation jeudi


La moitié de la population du Nagorny Karabakh a été déplacée par les hostilités entre ce territoire séparatiste peuplé d'Arméniens et l'Azerbaïdjan, ont indiqué les autorités mercredi, à la veille d'une première réunion de médiation internationale annoncée à Genève. "C'est une immense tragédie", a jugé le président russe Vladimir Poutine. "Nous appelons, j'insiste là-dessus, à un cessez-le-feu. Et c'est au plus vite qu'il faut le faire", a dit M. Poutine. La diplomatie azerbaïdjanaise a annoncé que son chef Ceyhun Bayramov se rendrait jeudi à Genève pour une réunion avec les co-présidents du Groupe de Minsk de l'OSCE (Russie, France, Etats-Unis) le médiateur international sur le conflit. L'Arménie a elle exclu toute rencontre des ministres azerbaïdjanais et arménien à Genève, sans préciser si son ministre des Affaires étrangères, Zograb Mnatsakanian, s'y rendrait pour une rencontre séparée avec les co-présidents du groupe de Minsk. Au 11e jour des combats, c'est la moitié de la population du Nagorny Karabakh qui a été déplacée, dont 90% des femmes et des enfants, soit 70.000 à 75.000 des quelque 140.000 habitants. Les autorités indépendantistes accusent l'Azerbaïdjan de pilonner aveuglement Stepanakert, leur capitale, forçant la majorité des quelque 50.000 habitants à partir et les autres à se terrer dans des caves. Cette ville a essuyé des frappes de roquettes, dans la nuit de mardi à mercredi. Après un répit matinal, des tirs, vraisemblablement de drones, ont suivi. Le président azerbaïdjanais a exclu toute trêve sans retrait arménien du Karabakh et accuse l'Arménie de vouloir entraîner la Russie, dans la guerre, via leur alliance au sein de l'Organisation du traité de sécurité collective (OTSC). Elle a prévenu que tant que les combats se limitaient au Karabakh, l'OTSC n'était pas concernée, mais qu'en cas d'attaque directe contre l'Arménie cela changerait.


Reuters/AFP




Inscrivez vous à notre newsletter

  • Facebook
  • Twitter

© 2020 par La Revue [DEMOS]

Informons avec le journal DEMOS sur les enjeux contemporains pour préserver le monde de demain