Koyaanisqatsi, Godfrey Reggio


Réalisé par Godfrey Reggio, Koyaanisqatsi voit le jour en 1982. Il s’agit d’un long métrage s’inscrivant davantage dans le registre du documentaire plutôt que dans la tradition cinématographique narrative classique. Structuré sous la forme de différents « tableaux », il met en scène divers temps, lieux, créant ainsi un contraste entre les espaces ruraux inexploités et le fourmillement de la ville moderne, permettant de rendre compte des dangers de l’expansion urbaine.

Tirant profit du modernisme tout en souhaitant nous alerter des dangers de celui-ci, ce documentaire ne prend aucun parti, laissant le spectateur se forger une opinion critique ou élogieuse de la technologie dans la société actuelle.


Cette impartialité du réalisateur est permise grâce à l’absence totale de dialogue et de narrateur. Ici, seule la musique fait parole. Intégralement composées par Philip Glass, ces tonalités majoritairement contemporaines témoignent de l’enjeu de ce long métrage. L’alliance parfaite entre l’image et le son permet de saisir réellement Koyaanisqatsi.


Malgré les quarante ans qui nous séparent de cette œuvre, les questionnements soulevés restent les mêmes à travers les époques permettant d’apprécier toujours plus Koyaanisqatsi : Quelle est la suite logique pour notre monde, notre environnement et notre quotidien ? Quelles sont les conséquences de la technologie et de la modernité de plus en plus grandissantes ? Notre vie est un cycle continuel, mais où est réellement la place de l’homme ?

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