L’être est-il proprement inscrit dans une historicité ?


Avec la naissance de la philosophie contemporaine une question est à nouveau posée : l’être est-il essentiellement naturel ? Doit-on considérer l’être comme étant un objet de la nature ? En effet, déjà à l’époque moderne la philosophie répondait négativement à ce questionnement. On peut le voir par exemple dans l’effort de Descartes d’éloigner l’être de l’animal qui n’est présenté que comme une machine. Mais c’est alors le critère de réponse qui change avec l’avènement de la philosophie contemporaine. En effet, là où Descartes affirmait la supériorité de la raison, les philosophes contemporains (de la fin du XIXe siècle et du début du XXe siècle) affirmait que l’homme était avant tout un être présent dans une temporalité, un être historicisé.


Ainsi, la question est traitée différemment : à l'ère moderne on cherche à préserver l’homme de la causalité naturelle pour faire de lui un être libre, surplombant la nature. Dans la philosophie contemporaine, on ne cherche plus à préserver l’être, mais on essaie de comprendre sa manière d’agir : agit-il selon un instinct et si oui cet instinct est-il un instinct naturel ou culturel ? C’est avec Nietzsche que l’instinct était premièrement coupé de la naturalité pour devenir une notion morale et historicisée. Mais alors il faut voir que l’individu n’a plus rien de naturel, il est un êt