L'accord Arménie-Azerbaïdjan mettant fin aux combats au Nagorny Karabakh


L'Azerbaïdjan et l'Arménie ont signé un accord, sous l'égide du président russe Vladimir Poutine, mettant fin à six semaines d'hostilités dans la région du Nagorny Karabakh en consacrant une victoire azerbaïdjanaise. En voici les principaux points : Territoires reconquis par l'Azerbaïdjan : L'Azerbaïdjan conserve l'ensemble des territoires reconquis au Nagorny Karabakh. Bakou a aussi repris plusieurs des sept districts composant le glacis sécuritaire des séparatistes arméniens depuis les années 1990, notamment ceux de Jebraïl et Fouzili. Enfin, l'Arménie doit céder les autres districts de ce glacis, qui était contrôlé depuis les années 1990 par ses forces. Nagorny Karabakh survit affaibli : La république autoproclamée du Nagorny Karabakh, territoire peuplé quasi exclusivement d'Arméniens depuis une guerre dans les années 1990, est affaiblie, amoindrie mais survit. Son seul lien avec l'Arménie sera désormais le corridor de Latchin ainsi que sa capitale Stepanakert, à son parrain politique, militaire et économique. Elle sera entourée de territoires sous contrôle azerbaïdjanais. Mais l'Azerbaïdjan n'aura pas atteint son objectif : la reprise de l'ensemble du territoire perdu après la chute de l'URSS. Forces de paix russes : Pour assurer le respect de la cessation des hostilités, un contingent de forces russes de maintien de la paix doit prendre position tout au long du front arméno-azerbaïdjanais. Elles seront aussi chargées d'assurer la sécurité du corridor de Latchin, cordon ombilical essentiel pour approvisionner le Karabakh depuis l'Arménie. Les forces russes seront déployées en parallèle du retrait arménien. La durée de leur mission est de cinq ans renouvelable.


Réfugiés et Nakhitchevan : L'ONU doit organiser le retour des réfugiés et des populations déplacées par le conflit. Un échange de prisonniers et de corps doit aussi avoir lieu.


Reuters/AFP

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