L'aide à Air France ne sera pas forcément la dernière, selon Bruno Le Maire


La nouvelle aide apportée à Air France par l'Etat français dans le cadre d'un plan de recapitalisation ne sera peut-être pas la dernière, vu la situation du secteur aérien, a indiqué mercredi le ministre français de l'Economie Bruno Le Maire. "Le secteur aérien en Europe affronte sa crise la plus importante depuis des décennies", a rappelé M. Le Maire à Bloomberg TV, au lendemain de la présentation d'un nouveau plan pour aider Air France-KLM à surmonter les conséquences de la pandémie de Covid-19, qui lui ont fait perdre 7,1 milliards d'euros l'année dernière. Cette opération de recapitalisation, qui inclut la conversion d'un prêt public français de 3 milliards d'euros en quasi fonds propres et une nouvelle levée de fonds d'un milliard, permettra à l'Etat français de plus que doubler temporairement sa participation dans l'entreprise aérienne franco-néerlandaise, à près de 30%. Interrogé sur la possibilité de voir cette aide être la dernière, M. Le Maire a répondu: "je ne dirai pas que c'est le cas. J'espère que cela le sera." Face à la crise sanitaire, qui a réduit l'activité du transport aérien à la portion congrue et creusé les pertes de toutes les compagnies, les Etats français et néerlandais ont octroyé en 2020 plus de 10 milliards d'euros de prêts à Air France-KLM, dont sept milliards côté français (trois milliards de prêts directs et quatre de prêts bancaires garantis). Le trafic aérien reste à un niveau très bas en Europe, sur fond de diffusion des variants du Covid-19 et d'une campagne de vaccination qui n'a pas encore atteint son rythme de croisière. Air France-KLM a révélé mardi s'attendre à une perte d'exploitation de 1,3 milliard d'euros au premier trimestre, et a vu sa trésorerie fondre d'un milliard entre fin décembre et fin février.


Reuters/AFP



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