L’Arménie commence son retrait d’une région avoisinante du Nagorny


Les forces arméniennes devaient commencer leur retrait dimanche 15 novembre de la région de Kalbajar près du Nagorny Karabakh, dont une partie revient sous le contrôle de l'Azerbaïdjan à la faveur d'un accord de paix, après six semaines de combats meurtriers.


Symbole de ce revers humiliant pour l'Arménie, des habitants des villages locaux ont préféré brûler leurs maisons plutôt que de les voir tomber entre les mains de leur voisin honni, avec lequel Erevan se dispute le contrôle de cette enclave montagneuse depuis des décennies. Cette région fait partie du "glacis protecteur" formé par les forces arméniennes autour du Nagorny Karabakh à proprement parler, dont une partie doit également revenir à l'Azerbaïdjan selon les termes de l'accord de paix signé en début de semaine.


Le district de Kalbajar était peuplé, avant les déplacements de populations liés à la guerre des années 1990, quasi exclusivement d'Azerbaïdjanais, le gouvernement arménien ayant ensuite financé l'installation de familles arméniennes dans la zone. L'accord de paix prévoit la présence au Nagorny Karabakh de forces de maintien de la paix russes, qui sont arrivées dès vendredi à Stepanakert, la capitale locale, où elles contrôlaient les abords et la ligne de front tout proche. En partie défigurée par les roquettes, Stepanakert, qui reste sous contrôle arménien, est vidée de ses habitants.


En attendant le déploiement complet des forces russes, et la réouverture du corridor de Latchin, cordon ombilical reliant l'Arménie à l'enclave, la seule voie d'accès au Nagorny Karabakh est la route passant par le nord de l'enclave, par le district de Kalbajar, qui doit être rétrocédé dimanche 15 novembre à l'Azerbaïdjan.


Reuters/AFP

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