L'Assemblée nationale adopte le budget avec 20 mds EUR supplémentaires


L'Assemblée nationale a adopté dans la nuit de mardi 10 novembre à mercredi le quatrième et dernier projet rectifié pour 2020, avec 20 milliards de dépenses supplémentaires, principalement en direction des entreprises et indépendants, un soutien que les oppositions voudraient renforcer.


Parmi les 72 députés encore présents au bout de la nuit, 67 ont voté en faveur du texte, alors que 5 se sont prononcés contre. Plusieurs députés ont fustigé les "conditions déplorables" d'examen de ce texte, avec un débat toute la nuit pour parcourir quelque 500 amendements et transmettre le projet de loi au Sénat, où il est attendu en séance lundi.


Au début des discussions, sur fond de grogne des petits commerces contraints à la fermeture, le ministre de l'Economie Bruno Le Maire leur a "dédié" ce nouveau budget, leur promettant une "protection supplémentaire", notamment grâce au fonds de solidarité. Son montant est gonflé de 10,9 milliards, en plus des 9 milliards déjà prévus, son accès nettement élargi à des secteurs comme les loueurs de voitures ou les fleuristes. Le dispositif d'activité partielle est, lui, doté de 3,2 milliards d'euros supplémentaires, et 3 milliards d'exonérations de cotisations sociales sont programmées.


Ce nouveau projet de loi de finances rectificative n'est pas un simple collectif de fin de gestion comme chaque année, mais a bien le goût de la crise. Le reconfinement depuis fin octobre, décidé pour un mois au moins, va faire replonger l'activité, après un rebond au 3e trimestre. Les 20 milliards mis sur la table correspondent selon Bercy au coût d'un mois de confinement (15 milliards) et à une prolongation temporaire de certains dispositifs après le déconfinement. Le montant total des dépenses liées à la crise du Covid-19 devrait ainsi atteindre près de 86 milliards d'euros cette année.


Reuters/AFP

3 views

Inscrivez vous à notre newsletter

  • Facebook
  • Twitter

© 2020 par La Revue [DEMOS]

Informons avec le journal DEMOS sur les enjeux contemporains pour préserver le monde de demain