L'avancée technologique est-elle synonyme de progrès ?


Au cours de l’histoire récente, l’importance de la technologie n’a eu de cesse de s'accroître, façonnant les modes de vie et bouleversant les existences. Difficile ainsi de s’imaginer aujourd’hui évoluer en société sans faire un usage, même raisonnable, des écrans. Cependant, il arrive bien souvent que leur utilisation dépasse le simple usage de nécessité, allant parfois jusqu’à plonger les utilisateurs dans une spirale de dépendance potentiellement destructrice.


“Toute dépendance commence par un acte de soumission”. On peut aujourd’hui aisément reprendre ces mots de Josiane Coeijmans pour qualifier les dérives de l’omniprésence technologique, qui attire puis ne lâche plus. En effet, une fois avoir consenti à la première soumission qu’est celle du traitement de nos données personnelles, on entre dans un système de demande perpétuelle de contenu, où les écrans font office de garde-manger. Leur consultation réflexe devient alors un mécanisme pathologique du corps gangrené par ce besoin nouveau.


Nul ne niera cependant l’immense progrès apporté, notamment par internet, aux échanges entre les hommes en termes de simplicité et possibilités. En effet, malgré sa propension à susciter l’excès, la mise en réseau des individus via les outils digitaux a transcendé les perceptions en donnant une toute autre dimension à l’économie. À ce stade, il est donc légitime de dire que rares sont les innovations d’une telle ampleur n’incluant aucun effet indésirable.


Ainsi, la frontière entre progrès et régression apparaît parfois mince, voire perméable. En effet, là où l’élévation fut immense quant à l’économie et l’ouverture au monde, la régression fut certaine quant à la sociabilité et l’épanouissement. Le plus grand désastre étant, qu’à terme, s’installe la nostalgie du réel.


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