L’Etat peut-il encore atteindre ses objectifs climatiques d’ici 2030 et s’aligner sur ceux de l'UE ?


Selon le rapport du GIEC du 9 Août 2021, les experts estiment que le seuil de 1,5 °C de réchauffement, permettant de limiter les pires effets de la crise, sera atteint ou dépassé avant 2030 – soit 10 ans plus tôt que les dernières prévisions. Il annonce également des catastrophes climatiques en cascade - comme cet été - ainsi que des changements irréversibles. La solution pour empêcher ces scénarios semble être de se fixer des objectifs environnementaux tant au niveau national qu’international. C’est ainsi que la France s’est fixée des objectifs climatiques : atteindre la neutralité carbone d’ici 2050 et baisser ses émissions de carbone de 40% par rapport à 1990 d’ici 2030. Cependant, la France a déjà pris du retard et, si les émissions de carbone ont chuté de 9% durant l’année 2020, c’est surtout du fait de la pandémie du COVID-19 qui a ralenti l’activité économique plutôt que du fait de changements structurels. Certes nos émissions de carbone ont diminué dans le secteur du bâtiment ou de l’industrie par exemple, mais celui du transport voit ses émissions stagner. Il en résulte que, malgré tout, notre empreinte carbone ne cesse de croître. D’après Corinne Le Quéré, climatologue, cela s’expliquerait par le fait que le gouvernement a reporté les efforts à plus tard. En effet, n’ayant pas respecté les objectifs initiaux entre 2015 et 2018, et sachant qu’il ne parviendrait pas à tenir ceux-ci sur la période 2019-2023, l’exécutif s’est autorisé à relever les plafonds d’émissions pour cette dernière. Pour rattraper son retard, la France va devoir doubler la réduction annuelle de ses émissions pour atteindre un minimum de 3,0% par an en moyenne dès 2021. Le rapport du Haut Conseil pour le Climat i