L'Europe va inclure l'hydrogène dans ses projets de coopération industrielle


Les pays européens intensifient leur coopération dans la production de batteries pour des voitures électriques et ils vont étendre cette approche transnationale à de nouveaux secteurs industriels comme l’hydrogène, a déclaré mardi le ministre allemand de l’Economie. Le gouvernement allemand investit trois milliards d’euros dans la production locale de batteries afin de réduire la dépendance vis-à-vis des fournisseurs asiatiques. L’UE a donné le feu vert à ce soutien de l’Etat dans le cadre de son Projet Important d’Intérêt Européen Commun (PIIEC).


Peter Altmaier s’est dit confiant que les producteurs européens obtiendraient une part de marché de 30% d’ici 2023 en fabricant les batteries les plus innovatrices et les plus respectueuses de l’environnement. L’étroite coopération dans la production de batteries devrait servir de modèle pour d’autres projets industriels européens comme l’hydrogène, a ajouté le ministre allemand


Le vice-président de la Commission européenne, Maros Sefcovic, a déclaré que Bruxelles était en train d’évaluer des projets concernant l’hydrogène et que des détails seraient probablement publiés l’année prochaine. Le gouvernement allemand a adopté un plan d’investissement de neuf milliards d’euros dans la technologie de l’hydrogène, dans le cadre de son plan de relance destiné à favoriser le redressement de son économie après le choc du coronavirus, ainsi qu’à accélérer une transition vers des technologies moins polluantes.


Parmi les entreprises qui profitent de l’aide publique PIIEC se trouvent le producteur de batteries allemand Varta, BMW, le groupe chimique BASF, ainsi que Peugeot et sa filiale allemande Opel. Le ministre de l’Economie estime que l’initiative sur les batteries créera plus de 20.000 nouveaux emplois au cours des dix prochaines années. Ceci pourrait compenser les pertes provoquées par la baisse de la demande pour des moteurs à combustion.


Reuters/AFP