L'exécutif choisit le maintien en juin des régionales, mais décalées d'une semaine


Jean Castex a annoncé mardi 13 avril devant les députés le maintien en juin des élections départementales et régionales, mais décalées aux 20 et 27 juin, avec des protocoles renforcés face à l'épidémie du Covid-19, espérant mettre fin à une polémique sur une consultation directe des maires. Parmi les mesures, le gouvernement proposera de vacciner les membres des bureaux de vote qui le souhaitent. Les candidats et leurs équipes de campagne pourront aussi se déplacer au-delà du périmètre de 10 km imposé actuellement. Le recours au vote par procuration sera à nouveau facilité, a expliqué M. Castex, rappelant que chaque électeur aura la possibilité de disposer de deux procurations. Un site internet sera créé afin de permettre aux électeurs de disposer de l'ensemble des professions de foi des candidats aux deux élections, lors d'une campagne qui sera différente. M. Castex propose par ailleurs de constituer un comité de suivi permanent. Afin d'éteindre la polémique sur la consultation menée en urgence le week-end du 10 et 11 avril auprès des maires, critiquées par l'opposition, le Premier ministre a assuré qu'il n'avait pas d'arrières-pensées. A la tribune, juste en dessous du président de l'Assemblée Richard Ferrand qui s'est prononcé pour un report, Christian Jacob, le patron de LR a estimé que le décalage d'une semaine des scrutins n'avait finalement pour objectif que de sauver le soldat Ferrand. M. Ferrand était favorable à un report, alors que Stanislas Guerini, le délégué général du parti présidentiel, et Christophe Castaner, chef de file des députés LREM, défendaient le maintien. Une majorité (56%) de maires directement consultés se sont prononcés pour le maintien des scrutins. Au total, environ deux tiers (69%) d'entre eux ont répondu.

AFP/Reuters


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