L’ex-ministre Agnès Buzyn rejoint l’Organisation mondiale de la Santé


L'ancienne ministre française de la Santé Agnès Buzyn a annoncé mardi sa nomination à l'Organisation mondiale de la santé (OMS), à Genève, où elle sera chargée du suivi des questions multilatérales, s'attirant les critiques d'une partie de l'opposition. L'OMS a précisé qu'Agnès Buzyn serait basée à Genève et occuperait le poste d'envoyée du directeur général pour les affaires multilatérales. Sa mission consistera à mobiliser les dirigeants politiques au plus haut niveau, de renforcer la participation de l'organisation dans les instances internationales et en interne de coordonner la diplomatie sanitaire de l'OMS, confrontée actuellement à la pandémie du coronavirus. Cette nomination marque une nouvelle étape dans la carrière d'Agnès Buzyn, 58 ans. Novice en politique, cette médecin spécialiste des leucémies et de la greffe de moelle est inconnue du grand public lorsqu'elle est nommée en mai 2017 au sein du gouvernement d'Edouard Philippe. A l'issue d'une campagne calamiteuse, l'ancienne ministre arrive troisième au second tour. Sa nomination à l'OMS a été critiquée mardi par plusieurs représentants politiques.

La présidente du RN, Marine Le Pen, a dit voir dans cette nomination de Mme Buzyn "la récompense de son incompétence, ou pire le moyen d'acheter le silence d'une ministre qui avait révélé l'impréparation du gouvernement face à la pandémie." Le député LFI Bastien Lachaud a, lui, fustigé l'ancienne ministre qui "déserte Paris" grâce à une "oligarchie" où "la nullité, la défaite, la lâcheté sont récompensées"

AFP/Reuters



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