L'incendiaire de la rue Myrha condamné à 20 ans de réclusion


"Peu m'importait la peine, ma peur était qu'il recommence et qu'un jour d'autres familles puissent vivre ce qu'on a vécu", dit, d'une voix hachée par l'émotion, la mère d'une des huit victimes de l'incendie déclenché rue Myrha par Thibaud Garagnon condamné jeudi à 20 ans de réclusion criminelle. La cour d'assises de Paris n'a pas suivi les réquisitions de l'avocat général qui avait demandé une peine de 25 ans d'emprisonnement assortie d'une période de sûreté des deux tiers.

Elle a condamné Thibaud Garagnon a 20 ans de prison sans période de sûreté et demandé un suivi socio-judiciaire de douze ans après sa sortie de prison. En cas de manquement à cette obligation, M. Garagnon écopera d'une nouvelle peine de prison de sept ans.

Le 2 septembre 2015, vers 04H20 du matin, Thibaud Garagnon, locataire d'un studio au 2e étage de l'immeuble du 4 de la rue Myrha s'était levé avec, selon ses propres mots, "la pulsion de vouloir détruire quelque chose". Il avait mis le feu à une des poussettes entreposées au rez-de-chaussée près de la cage d'escalier avant de remonter se coucher. Le feu avait rapidement ravagé l'immeuble provoquant la mort de huit personnes dont deux enfants. Lui s'en était tiré en se glissant le long de la gouttière de l'immeuble.


Il a été interpellé un an après les faits alors qu'un innocent avait été arrêté et incarcéré à sa place. Plongé dans l'univers des jouets et dessins animés "My Little Pony", portant des couches, il utilise, y compris en prison, des biberons, des tétines et des doudous.


Reuters/AFP

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