L'instinct de survie permet-il d'expliquer l'intégralité des comportements humains?


Que les êtres humains soient déterminés, c'est-à-dire qu'ils sont le produit de causes qui leur échappent, cela est entendu. La défense d'une liberté entière et absolue est devenue un discours inaudible, au moins depuis l'essor de la sociologie et de la psychologie puis, plus tard, des neurosciences. L'idée n'est d'ailleurs pas nouvelle, le philosophe hollandais Baruch Spinoza la formulait déjà au XVIIe siècle.


Si l'existence d'une forme de déterminisme ne sonne pas la fin de la liberté, c'est une question qu'il est toutefois légitime de se poser : dans quelle mesure sommes-nous libres (au sens d'indéterminés) ? Comment concevoir qu'une chose, qu'un fait ou qu'un phénomène soit cause de lui-même, c'est-à-dire qu'il n'en ait aucune ? Rude expérience de pensée.

Dans le cas contraire, cela signifierait