La "capitale" du Nagorny Karabakh bombardée malgré le cessez-le-feu


Stepanakert, la capitale régionale du Nagorny Karabakh sous contrôle des séparatistes arméniens, a été samedi soir la cible de bombardements, en dépit d'un cessez-le-feu négocié à Moscou, que l'Arménie et l'Azerbaïdjan se sont mutuellement accusés de violer. Sept lourdes explosions ont été entendues vers 23H30 locales, faisant trembler le sol dans toute la ville. Immédiatement après cette salve, les sirènes d'alerte ont sonné pendant plusieurs minutes pour appeler les habitants à se réfugier dans les caves et abris.


Le silence est ensuite retombé sur la ville, plongée dans l'obscurité la plus complète. Les belligérants s'accusaient déjà d'avoir violé cette trêve sur les lignes de front, mais la situation était restée inhabituellement calme ce jour à Stepanakert, soumise à des bombardements réguliers depuis deux semaines, notamment des tirs de lourdes roquettes. Les chefs de la diplomatie arménienne et azerbaïdjanaise ont convenu, sous médiation russe, d'un cessez-le-feu après des négociations de plus de dix heures terminées à l'aube samedi à Moscou. Ce cessez-le-feu doit permettre d'échanger des prisonniers de guerre et les corps de victimes.


Le Nagorny Karabakh, un territoire majoritairement peuplé d'Arméniens, a fait sécession de l'Azerbaïdjan après une guerre qui a fait 30.000 morts dans les années 1990. Bakou accuse depuis Erevan d'occuper son territoire, et les accès de violence sont réguliers. Les combats qui opposent depuis le 27 septembre les troupes du Nagorny Karabakh, soutenues par Erevan, et les forces azerbaïdjanaises sont les plus meurtriers avec plus de 450 morts confirmés, dont une cinquantaine de civils, un bilan qui pourrait être en réalité bien plus lourd.


Reuters/AFP


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