La complexité : une bonne excuse pour ne pas agir


« La complexité est (…) liée à un certain mélange d’ordre et de désordre. » Par ses mots, Edgar Morin définit la complexité comme le rapport pluriel qu’entretiennent des éléments entre eux que l’esprit pourrait difficilement saisir. Ainsi, il expose la dichotomie existante au cœur des systèmes de pensées qui nous pousse à abandonner en affirmant : “c’est trop compliqué”.


Face à notre incompréhension, la complexité apparaîtrait comme un frein à l’action en tant qu’elle obscurcirait les facteurs décisionnels. Ainsi, il serait plus aisé de favoriser la simplification pour clarifier la pensée, faciliter le passage à l’action. De cette dualité entre pensée complexe et action simplifiée naît un dilemme irréductible, souligné par Paul Valéry : “ce qui est simple est toujours faux, ce qui ne l’est pas est inutilisable.”


Ainsi, la complexité se situerait du côté de la vérité, bien que difficilement déchiffrable.