La dépression est-elle un grand mal de notre société ?




En 2017, selon l’OMS, environ 322 millions de personnes dans le monde souffraient de dépression soit une augmentation de 18% entre 2005 et 2017. Les périodes de confinement semblent accentuer ce phénomène, notamment auprès des personnes seules. On peut voir que la santé mentale reste un sujet tabou avec des préjugés parce que cela reste un aspect sanitaire mis de côté par les gouvernements.

Par exemple, dans les pays les plus riches, seule la moitié des patients souffrant de dépression sont pris en charge.


Les symptômes de cette maladie se caractérisent, toujours selon l’OMS, par une tristesse constante, une perte d’intérêt pour les activités de loisir ou encore une incapacité à faire des tâches quotidiennes, autrement dit à remplir leur rôle social. Face à ces symptômes, il semble important de s'intéresser à leur origine et en quoi la société peut accentuer ce malaise.


Par exemple, Ehrenberg a analysé les changements de société. Jusqu’à la première moitié du 20ème siècle, les conduites étaient régulées par la discipline, la conformité (à l’opinion, aux mœurs…) et l’interdiction. Ce qui change c’est que l’individu subit une pression de la société sur son individualité. Finalement, la dépression apparaît dans un « contexte de changement normatif ».


Ainsi, J.-L. Pan Ké Shon et G. Duthé expliquent que chaque forme de solitude présente un risque de dépression chez les individus. Ainsi, en se basant sur les travaux de Durkheim, ils mettent en avant certaines situations de solitude telles que le célibat.


Auteur: @LetournelCecile

Redacteur en chef : Alexis S


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