La diffusion en direct des procès juridiques constitue-t-elle une atteinte aux libertés fondamentale


Les libertés fondamentales sont des droits inhérents aux personnes. Ces droits et libertés sont consacrés au sein de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789. Elles sont caractérisées comme étant nos « droits naturels », et qui de ce fait nous sont fondamentaux afin d’assurer un bien-être individuel et sociétal. Lorsqu’un abus est commis, l’auteur de l’éventuelle infraction doit comparaître devant une juridiction adéquate afin d’être déclaré innocent ou jugé coupable. Les audiences sont généralement ouvertes au public mais tout enregistrement vidéo est aujourd’hui prohibé. Cependant Eric Dupont-Moretti, Ministre de la Justice, souhaite désormais permettre une diffusion en direct des procès. Cela va-t-il à l’encontre de nos droits et libertés ?


Parmi nos droits inhérents se situe celui du droit à l’information. La diffusion pourrait alors contribuer à renforcer la culture et l’information des citoyens concernant la justice française. Il convient donc de se demander si la solution de la diffusion permettrait réellement, ou non, d’établir une véritable culture juridique. Jean Vilar affirmait que « La culture, ce n’est pas ce qui reste quand on a tout oublié, mais au contraire, ce qui reste à connaître quand on ne vous a rien enseigné. » La culture, notamment juridique, se transmet régulièrement par des outils médiatiques dont la fiabilité peut être contestée. Cette diffusion sans intermédiaire permettrait alors de promouvoir une culture juridique nouvelle mais d’affirmer le droit à l’information que détient le peuple.


Toutefois, le respect de la vie privée ainsi que la présomption d’innocence sont des notions importantes du droit. Il convient de questionner les comportements humains pour déterminer les éventuelles conséquences de ces diffusions. Ce qui est couramment appelé le “bashing social” pourrait connaître une forte émergence. En effet, la diffusion laisserait le peuple condamner ou non le prévenu. Une personne peut être reconnue juridiquement innocente mais publiquement coupable. La vie privée des victimes et leur présomption d’innocence pourraient en être gravement affectées. L’adage « L’homme est un loup pour l’homme » atteste de la cruauté dont celui-ci peut faire preuve envers son semblable.


Ainsi, il convient de nuancer les apports et les effets que pourrait socialement apporter une justice diffusée.


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