La France exclut une réduction immédiate des effectifs au Sahel, le Tchad déploie des renforts


Mardi 16 février, Macron exclut une réduction immédiate des troupes françaises combattant les militants islamistes dans la région du Sahel : une sortie précipitée serait une erreur. Il repousse une décision sur une réduction des effectifs après un sommet virtuel des cinq pays du Sahel et de leurs alliés.


Ancienne puissance coloniale de la région, la France recherche une stratégie de sortie huit ans après avoir envoyé des troupes pour intervenir au Mali contre les militants islamistes qui ont occupé le nord du pays. Elle a dispersé les militants du nord du Mali mais son opération de contre-insurrection au Sahel a coûté des milliards d'euros et 55 soldats français ont été tués. La violence montre des signes de propagation aux côtes de l'Afrique de l'Ouest, et les militants liés à Al-Qaïda et à l'État islamique ont fait des gains territoriaux.


En 2020, Paris augmente ses effectifs de troupes pour son opération antiterroriste Barkhane au Sahel de 600 à 5 100 soldats. Des troupes tchadiennes expérimentées seront déployées dans la zone des 3 frontières du Mali, du Burkina Faso et du Niger. Un « ajustement » de la présence française dépendrait de l'implication d'autres pays dans la Task Force Takuba combattant les militants au Sahel aux côtés des armées malienne et nigérienne, déclare Macron et que la Hongrie, la Grèce et la Serbie étaient disposées à rejoindre la force internationale comprenant plusieurs pays européens.


En revanche, Berlin ne fournira pas de troupes pour les missions de combat au Sahel pour se concentrer sur des projets de développement déclare Heiko Maas, ministre allemand des Affaires étrangères.


Reuters/AFP


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