Le chef du Polisario laissé libre à l'issue de son audition par un juge espagnol


Hospitalisé depuis le mois d'avril à Logroño pour des complications liées au Covid-19, le chef du Polisario a été interrogé en visioconférence depuis l'hôpital de cette ville du nord de l'Espagne par un juge du haut tribunal madrilène de l'Audience nationale. A l'issue de cette audition fermée au public, le juge, qui n'a pas inculpé M. Ghali, n'a prononcé aucune mesure coercitive à son encontre, estimant qu'il n'existait pas de risque de fuite avéré. Les plaignants avaient réclamé la confiscation de son passeport et sa détention provisoire.


Le chef du Polisario est arrivé le 18 avril en Espagne, selon le quotidien El Pais, dans le plus grand secret, à bord d'un avion médicalisé de la présidence algérienne et muni d'un passeport diplomatique. Il a ensuite été admis à l'hôpital de Logroño sous un faux nom pour des raisons de sécurité. Sujet extrêmement sensible, l'audition du chef du Polisario a été scrutée en Espagne et au Maroc après plus d'un mois de tensions au plus haut niveau avec, en point d'orgue, l'arrivée mi-mai de près de 10.000 migrants dans l'enclave espagnole de Ceuta. Rabat, qui accuse M. Ghali d'être un criminel de guerre, réclame depuis des jours une enquête transparente sur les conditions de son arrivée en Espagne.