Le Conseil de sécurité octroie à Guterres un deuxième mandat de chef de l'ONU


Le Conseil de sécurité a approuvé mardi l'attribution d'un deuxième mandat à Antonio Guterres, 72 ans, pour diriger l'ONU entre 2022 et 2026, période au cours de laquelle il sera attendu sur la résolution de conflits.

Secrétaire général depuis janvier 2017, l'ex-Premier ministre portugais était seul en lice. Une dizaine de candidatures individuelles n'ont pas été retenues au motif qu'elles n'étaient pas soutenues par l'un des 193 pays membres de l'Organisation. Lors d'une brève session à huis clos, le Conseil de sécurité, clé dans le processus de nomination, a été unanime pour recommander à l'Assemblée générale de l'ONU de prolonger son mandat.

Fin politique, sous pression constante des grandes puissances comme des plus petites, le chef de l'ONU ne s'est mis à dos aucun des cinq membres permanents du Conseil de sécurité (Etats-Unis, Chine, Russie, France et Royaume-Uni), verrouillant ainsi sa reconduction. Adepte d'une diplomatie de coulisses, Antonio Guterres assure se dépenser sans compter, pour éviter ici une aggravation du conflit à Chypre, là pour tenter de contenir les velléités guerrières du pouvoir éthiopien au Tigré et mobiliser le Conseil de sécurité.


Les critiques les plus virulentes à l'égard de l'ex-Haut-commissaire des Nations unies pour les réfugiés (2005-2015) viennent d'ONG qui lui reprochent de ne pas en faire assez sur les droits humains : son bilan est maigre depuis cinq ans, Syrie, Yémen ou Mali restant désespérément en panne d'une solution politique. Certains rappellent également la passivité de l'ONU face au génocide à partir de 2017 des Rohingyas en Birmanie.


AFP