Le contrat social de Rousseau prévoit-il le pass sanitaire ?


Jean-Jacques Rousseau définit pour la première fois dans son ouvrage du même nom sa vision du concept de contrat social. Ce pacte que chaque individu scelle avec autrui en vue d’assurer sa propre sécurité et l’intérêt général, obligatoire à la formation d’un État, peut se comprendre à travers la maxime : “la liberté des uns commence là où s’arrête celle des autres”. En effet, c’est paradoxalement en restreignant la liberté naturelle de chacun que l’homme parvient à être parfaitement libre, en abrogeant la “loi du plus fort” par exemple.


Le pass sanitaire ne semble désormais plus être un secret pour personne. Mais il est intéressant de se demander si ce dernier est permis par l’idée de contrat social. En cela, il est nécessaire de comprendre si l’obligation de la vaccination entrave davantage la liberté individuelle que la non-vaccination le fait avec la liberté collective.


Si obliger quelqu’un à agir contre son gré paraît être de façon triviale une grave enfreinte à sa liberté, il convient aussi de réfléchir aux conséquences collectives d’un tel choix. Nous pouvons discerner deux points importants amplifiés par la non-vaccination : le premier est la propagation continue du virus et donc l’augmentation des probabilités d’apparition d’un nouveau variant, le deuxième est le potentiel encombrement des services hospitaliers. Ces enjeux impactent directement le peuple comme le dénomme Rousseau, c’est-à-dire la masse d’individus cohabitant sous la même autorité, qu’ils ont eux-mêmes définie démocratiquement.


Bien qu’il y ait entrave à la liberté personnelle, nous pouvons tout de même penser que Rousseau aurait été favorable à une vaccination totale de la population, étant donné que cette dernière permet d’augmenter les libertés de tous par son effet de frein à la propagation du virus. Et selon vous, quelle aurait été l’opinion de Jean-Jacques ? Prenez le temps de le dire !


Auteur: Augustin P

Rédacteur en chef: Guillaume O


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