Le G20 discute pandémie, allégement de la dette et lutte pour le climat


Le roi Salman d’Arabie saoudite a ouvert samedi la réunion en visioconférence des dirigeants des 20 plus grandes économies de la planète (G20) par un appel à la coopération pour que les futurs vaccins contre le coronavirus soient accessibles à tous. La pandémie de COVID-19 a provoqué une récession mondiale et les pays du G20 doivent débattre des moyens de la combattre mais aussi de gérer la reprise une fois que le coronavirus sera sous contrôle. En tête de l’ordre du jour figurent aussi l’achat et la distribution mondiale de vaccins, de médicaments et de tests pour les pays à faible revenus. Samedi, l’Union européenne exhortera le G20 à investir 4,5 milliards de dollars pour aider ces pays. Les membres européens du G20 chercheront également à donner un nouvel élan à la réforme de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), en espérant tirer parti du prochain changement d’administration aux États-Unis. Conformément aux directives de Donald Trump, les Etats-Unis, parmi les principaux pays émetteur de gaz à effet de serre (GES) avec la Chine, sont formellement sortis le 4 novembre dernier de l’accord de Paris sur le climat conclu en 2015 à l’issue de la COP-21, devenant ainsi le seul pays parmi les 197 signataires à s’en être retiré. Mais Joe Biden a promis des mesures radicales pour rendre l’économie américaine neutre en carbone d’ici 2050 et prévoit notamment de réintégrer le cadre de cet accord. Pour financer la lutte contre le réchauffement climatique, l’Union européenne insistera pour que le G20 adopte des normes mondiales communes sur ce qui constituera un investissement “vert”.


Reuters/AFP