Le G7 cherche à contrer la Chine dans les infrastructures et à éviter les futures pandémies


Décidés à contrer la Chine, les dirigeants du G7 défendent samedi un plan mondial sur les infrastructures afin d'aider les pays défavorisés, après avoir promis d'employer les grands moyens face aux futures pandémies. Les dirigeants s'attaquent maintenant au volet diplomatique de leur rencontre. Ils veulent s'affirmer face aux défis posés par la Chine et la Russie, objectif majeur du premier déplacement de Joe Biden à l'étranger. Le G7 lance un vaste plan mondial d'infrastructures pour les pays pauvres et émergents, à l'initiative du président américain et afin de concurrencer les "Nouvelles routes de la soie" mises en place par Pékin. Ce projet des grandes puissances devrait aider ces pays à se relever de la pandémie, en se focalisant sur le climat, la santé, le numérique et la lutte contre les inégalités. Par ailleurs, les dirigeants ont montré un front uni face à la crise du Covid-19 avec l'adoption d'un plan de bataille contre les futures pandémies. Le document comprend une série d'engagements pour empêcher une nouvelle pandémie. Il s'agira de réduire le délai pour développer des vaccins, des traitements et des diagnostics. L'autre volet portera sur un renforcement de la surveillance sanitaire et la mise en place d'une réforme de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) afin qu'elle soit plus puissante. Un objectif ardu sans la Chine qui apprécie peu le G7 qu'elle a qualifié de "clique" formée par Washington.


AFP