Le Guatemala freine par la force les migrants honduriens en route vers les Etats-Unis


Le Guatemala a freiné ce 17 Janvier à coups de gaz lacrymogène et de matraques l'avancée de milliers de migrants partis du Honduras en espérant gagner les Etats-Unis, alors que plusieurs cas de Covid-19 ont été déclarés parmi eux. 21 personnes du groupe ayant passé les contrôles sanitaires sont positives au coronavirus et devront être placées en quarantaine au Guatemala avant de retourner dans leur pays, a déclaré Julia Barrera la porte-parole du ministère de la Santé.


La caravane, composée d'au moins 9.000 Honduriens répartis en plusieurs contingents, a progressé de 50 kilomètres à l'intérieur du Guatemala. Arrivés dans la ville de Vado Hondo près de 6.000 d'entre eux (selon la police) se sont heurtés aux policiers et soldats déployés sur place. Les détonations assourdissantes des grenades lacrymogènes et la fumée ont fait reculer des milliers de personnes sur la route, d'autres ont cherché refuge dans les montagnes voisines.


Dans leur fuite, certains ont laissé tomber leurs affaires. Ceux qui tentaient de franchir malgré tout le barrage des forces de sécurité ont reçu des coups de matraque. Selon une responsable locale de la santé, s'exprimant sous couvert d'anonymat, plusieurs personnes ont été blessées. Contrairement au 15 Janvier, où la police n'était pas armée et avait été submergée par le flot des réfugiés au poste-frontière d'El Florido, les policiers étaient cette fois armés et équipés de matériel anti-émeute.


Les migrants étaient entrés dans le pays dans la nuit du 15 au 16, au poste-frontière d'El Florido, à 220 kilomètres à l'est de la capitale Guatemala. La décision d'ouvrir la frontière avait été prise du fait de la présence de nombreuses familles avec enfants. La caravane humaine était partie le 15 Janvier à l'aube de la ville de San Pedro Sula, cœur industriel et moteur économique du Honduras (9 millions d'habitants).


Reuters/AFP