Le Kremlin accuse les États-Unis de s'ingérer dans les affaires, mais se dit prêt à parler


Le président Vladimir Poutine répondrait en nature si la nouvelle administration américaine montrait sa volonté de parler, a déclaré dimanche un porte-parole du Kremlin, tout en accusant Washington de s'ingérer dans des manifestations de masse en faveur du chef de l'opposition détenu Alexei Navalny. Le Kremlin a également minimisé l'ampleur des manifestations du samedi 23 janvier, qui ont vu la police arrêter plus de 3000 personnes et utiliser la force pour disperser des rassemblements à travers la Russie.

Navalny avait appelé ses partisans à manifester après avoir été arrêté le week-end dernier alors qu'il rentrait d'Allemagne en Russie pour la première fois depuis qu'il avait été empoisonné avec un agent neurotoxique qui lui avait été transmis par des agents de la sécurité de l'État en août.

Même avant les frictions sur Navalny, les relations entre Moscou et Washington sont à leur plus bas depuis la fin de la guerre froide, les deux parties étant également en désaccord sur le rôle de la Russie en Ukraine et les allégations de son ingérence dans les élections américaines, ce qu'elle nie, entre autres questions.


Washington a été rejoint par l'Union européenne et la Grande-Bretagne pour condamner la gestion par les forces de sécurité des manifestations du 23 janvier, tandis que les ministres des Affaires étrangères italien et français ont tous deux exprimé dimanche leur soutien aux sanctions contre Moscou.


Reuters



Inscrivez vous à notre newsletter

  • Facebook
  • Twitter

© 2020 par La Revue [DEMOS]

Informons avec le journal DEMOS sur les enjeux contemporains pour préserver le monde de demain