Le Parlement azerbaïdjanais veut exclure la France de la médiation au Haut-Karabakh


Le Parlement azerbaïdjanais a réclamé jeudi 26 novembre que la France soit exclue du groupe de médiation dans le conflit au Haut-Karabakh au lendemain de l’adoption par le Sénat français d’un texte demandant la reconnaissance de cette région séparatiste. Le Sénat français s’est prononcé mercredi sur ce texte alors que l’Arménie et l’Azerbaïdjan ont signé le 10 novembre, sous l’égide de la Russie, un cessez-le-feu qui a mis fin à six semaines d’affrontements dans l’enclave du Haut-Karabakh à population arménienne mais partie intégrante du territoire azerbaïdjanais.


L’accord de cessez-le-feu a été présenté comme une victoire de l’Azerbaïdjan, qui a repris le contrôle de vastes zones de territoire détenues par les Arméniens depuis le début des années 1990.


Le Parlement azerbaïdjanais a exhorté Bakou à revoir ses relations avec Paris et à faire appel à l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) pour qu’elle révoque le mandat de la France, qui coprésident le groupe de Minsk, créé en 1992 pour trouver une issue au conflit sur le Haut-Karabakh.


Le ministère azerbaïdjanais des Affaires étrangères estime que la résolution du Sénat français, qui n’a aucune valeur juridique, a entaché la réputation de Paris et jeté un doute sur sa neutralité. Le Premier ministre arménien, Nikol Pachinian, a cependant salué la résolution du Sénat français, la présentant comme un premier pas vers la reconnaissance du droit des habitants du Haut-Karabakh à l’autodétermination.


Reuters/AFP