Le possible échec du programme de l'OMS priverait les pays pauvres d'un vaccin jusqu'en 2024


Piloté par l’OMS et l’alliance pour les vaccins Gavi, le projet COVAX vise à fournir au moins 2 milliards de doses d’ici fin 2021 pour vacciner 20% des personnes les plus vulnérables dans 91 pays pauvres et à revenu intermédiaire, principalement en Afrique, en Asie et en Amérique latine.


Or, les partisans du projet affirment que l’initiative pourrait ne pas atteindre son objectif, dans un document confidentiel de Gavi, en raison d’un manque de fonds, des risques liés à l’approvisionnement et des conditions contractuelles compliquées et donc de priver des milliards de personnes de vaccination jusqu’en 2024.


Dans une note du 25 novembre 2020, jointe aux documents, les conseillers de Citigroup ont déclaré que le plus grand risque pour le programme provenait des clauses présentes dans les contrats d’approvisionnement. Les pays pourraient refuser d’acheter les volumes pré-commandés du vaccin s’ils préfèrent en obtenir d’autres ou s’ils parviennent à les acquérir par le biais de projets différents, d’une façon plus rapide ou à de meilleurs prix.


Un porte-parole de Gavi a déclaré que l’organisme restait confiant dans sa capacité à atteindre ses objectifs. Pour vacciner au moins 20% des personnes dans les pays pauvres l’année prochaine, COVAX dit avoir besoin de 4,9 milliards de dollars (4,02 milliards d’euros) en plus des 2,1 milliards que le projet a déjà collecté. Selon une étude de Johns Hopkins Bloomberg School of Public Health, une personne sur quatre n’aura pas accès au vaccin contre le coronavirus avant au moins 2022.


Reuters/AFP