Le Royaume-Uni déploie le vaccin d’AstraZeneca mais se dirige vers un confinement drastique


La Grande-Bretagne est devenue lundi 4 janvier le premier pays au monde à vacciner sa population contre le COVID-19 à l’aide du vaccin développé par AstraZeneca et l’université d’Oxford mais Boris Johnson devrait annoncer dans la soirée du 4 janvier de nouvelles restrictions pour tenter de ralentir l’épidémie en Angleterre, alors que l’Ecosse est elle-même déjà retournée en confinement. Malgré la campagne de vaccination lancée en novembre 2020, d’abord avec le vaccin de Pfizer et BioNTech, la Grande-Bretagne est confrontée à une accélération des contaminations en raison d’un nouveau variant du coronavirus à l’origine de la pandémie de COVID-19. Le Royaume-Uni avait déjà été en décembre le premier pays occidental à lancer une campagne de vaccination contre le COVID-19 avec le produit de Pfizer-BioNTech. Six hôpitaux d’Angleterre sont en train d’administrer les premières des quelque 530.000 doses de ce vaccin déjà disponibles dans le pays. Le programme doit ensuite être étendu en quelques jours à plusieurs centaines de sites et le gouvernement espère qu’il permettra de vacciner plusieurs dizaines de millions de personnes dans les mois à venir. Les autorités ont par ailleurs modifié leur stratégie vaccinale: leur priorité est désormais d’administrer une première dose d’un vaccin à autant de personnes que possible, le report de la deuxième injection pouvant permettre d’éviter des tensions dans la chaîne d’approvisionnement. Mais ce changement a déjà été critiqué par certains médecins. Malgré les avancées britanniques, Israël reste le champion mondial de la vaccination. Le pays administre plus de 150.000 doses par jour et plus d’un dixième de sa population a déjà reçu un vaccin.



Reuters/AFP