Le sport français forcé de regarder les violences sexuelles en face


La succession de révélations de violences sexuelles subies par des enfants et des adolescents en marge de leur entraînement de patinage ou de judo, ont jeté en 2020 une lumière crue sur le silence d'instances sportives désormais forcées de les regarder en face. Alors que la parole des victimes se libère, et semble être mieux entendue, dans le sillage du mouvement #Metoo, le patinage et le judo ont été sérieusement secoués en 2020. Début janvier, Sarah Abitbol brise "un si long silence", titre de son livre. Cette championne de France de patinage artistique, multi médaillée, raconte comment elle a été violée par son entraîneur, Gilles Beyer, alors qu'elle avait entre 15 et 17 ans, début 1990.


Sarah Abitbol n'est pas la seule, plusieurs autres patineuses accusent également leurs entraîneurs de viols et d'agressions sexuelles. En septembre, la justice a ouvert une enquête pour "viols" et "agressions sexuelles": plus d'une vingtaine d'entraîneurs seraient concernés.Toutes les fédérations sont touchées, explique la ministre des Sports, qui a fait de ce sujet une des ses priorités et pointe un système qui "a fauté depuis trop longtemps à tous les étages" ainsi qu'une "omerta partagée".


La cellule chargée de recenser les cas au ministère en est à 330 affaires. La mise en place du contrôle d'honorabilité pour les bénévoles à partir du 1er janvier doit permettre de vérifier s'ils ressortent au fichier des personnes condamnées, ou mises en cause, pour des infractions sexuelles ou violentes.


AFP

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