Le télescope Gaia livre sa 3e carte, de plus d'1,8 milliard d'étoiles de notre galaxie


Le télescope spatial européen Gaia a dévoilé jeudi la première partie (EDR3) d’un catalogue de plus de 1,8 milliards d’objets de notre galaxie, observés avec une précision inégalée. L'évènement était attendu par les milliers de scientifiques autour du globe qui piochent quotidiennement dans les données de la machine, mise en orbite par l'Agence spatiale européenne (ESA) en 2013.


Gaia est stationné à 1,5 million de kilomètres de la Terre, à l'opposé de la direction du soleil, pour mieux se protéger de son rayonnement. Ses deux optiques balaient l'espace lentement, avec un tour complet en six heures. Le télescope détecte et observe une toute petite partie des astres de notre galaxie, qui a un diamètre de 100.000 années lumière, et au-delà. Son catalogue recense une pléiade d'objets célestes, allant de toutes les variétés connues d'étoiles, exoplanètes et astéroïdes, jusqu'au milieu interstellaire et aux nuages galactiques proches de notre voie lactée.


Ces observations permettent aux scientifiques de mieux comprendre les phénomènes de formation et d'évolution des étoiles, mais aussi de notre galaxie. La mesure du déplacement des étoiles est de deux à trois fois plus précise, et le calcul de leur distance a été amélioré d'environ 30% par rapport au catalogue précédent. Un progrès dû en grande partie à l'accumulation de données étudiées, sur 34 mois d'observation, contre 22 pour le deuxième catalogue.


Jusqu'aux années 1990, on pouvait déterminer depuis la Terre la position d'à peine 8.000 étoiles par une mesure d'angle, la méthode de la parallaxe.Le précurseur de Gaia, Hipparcos, a révolutionné le domaine depuis son lancement par l'ESA en 1997, en cataloguant plus de 110.000 objets célestes. Gaia a une précision de mesure mille fois plus grande.


Reuters/AFP

16 views