Le tai-chi au patrimoine mondial, "immense fierté" pour les Chinois


Le tai-chi, sous son appellation chinoise "taijiquan" (prononcer taï-dzi-tsuane), a été inscrit mi-décembre par l'Unesco sur sa liste du patrimoine culturel immatériel de l'humanité. C'est une nouvelle étape pour la reconnaissance internationale de la civilisation chinoise, après la calligraphie (2009), l'opéra de Pékin (2010) ou encore l'acupuncture (2010). Art martial vieux de plusieurs siècles, le tai-chi était à l'origine pensé pour le champ de bataille. Il est désormais principalement perçu comme une forme d'exercice physique ou de gymnastique douce. Il est pratiqué par d'innombrables personnes de tous âges en Chine, notamment dans les rues ou les parcs, où on peut les voir enchaîner mouvements lents et rapides pour entretenir le corps et l'esprit. Le tai-chi consiste en la réalisation de séries de mouvements en solo ou de gestes de combat contre un adversaire. Le tai-chi a souffert durant la Révolution culturelle (1966-1976), où les maîtres étaient persécutés car accusés de propager un art "féodal". Une fois passée cette période d'hystérie maoïste, il a fallu ressusciter la discipline en lançant un grand recommencement des pratiques, puis reformer professeurs et pratiquants. Il compte plusieurs "écoles", souvent identifiées par le nom d'un clan et dont les pratiques diffèrent. A cela peut s'ajouter l'utilisation d'armes: épées, bâtons ou encore poignards. De nombreuses compétitions de tai-chi sont organisées. Mais il n'est pour l'heure, en raison peut-être de la difficulté d'unifier ses différents styles, pas reconnu comme discipline olympique.


Reuters/AFP



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