Le temps est-il meurtrier?


Nous passons notre temps à accorder du temps au temps. Son existence est pourtant intangible et uniquement définie par la conception que nous lui attribuons. Caminal disait du temps que « si on l’arrêtait, on pourrait rattraper le temps perdu ». À la lumière de ces observations, une question primordiale se pose : le temps est-il meurtrier? Devrait-il être perçu comme un acolyte ou un ennemi?


Pour certains, le temps est anxiogène, car il est un rappel du peu qu’il reste. Le temps s’écoule et rappelle que chaque chose à une fin comme une vie ou un moment. Il entraîne alors un sentiment de finitude et de vide que plusieurs aimeraient nier ou oublier. Pour d’autres, il est long et interminable. Sa longévité est prenante, envahissante et lourde. Le temps est parfois un poids constant et abrutissant. Le temps est alors un rappel de la dégradation, d’irréversibilité, de recul et de l’impossibilité de faire ou penser.

Puis, il arrive de concevoir le temps comme notre propre médecin. Ce fameux temps réparateur, qui, avec du recul, permet de comprendre maintes choses. Le temps laisse place à l’erreur qui est, elle, un apprentissage constant. Le temps forme et permet la croissance individuelle et collective.

Se battre contre le temps : ne serait-ce pas un combat perdu? Pourquoi nous attardons-nous tant à quelque chose d’incontrôlable? Comme disait Renard : « Le temps passe par le trou de l'aiguille des heures ». Lâchez le temps si vous le voulez, il ne vous lâchera, lui, pas. L’importance réside dans ce que nous en faisons…

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