Le traité New Start prolongé, les défis russes commencent pour Biden


La prolongation du dernier traité de désarmement américano-russe New Start est devenue effective mercredi après avoir été validée par les Etats-Unis de Joe Biden, qui doit maintenant s'attaquer aux multiples "défis" posés par Moscou, à commencer le sort de l'opposant russe Alexeï Navalny.


En même temps que nous travaillons avec la Russie pour promouvoir les intérêts américains, nous allons aussi travailler pour faire rendre des comptes à la Russie pour ses actes antagonistes et ses violations des droits humains, en étroite coordination avec nos alliés et partenaires", a prévenu le chef de la diplomatie américaine Antony Blinken. Alors que le nouveau président américain met en scène quotidiennement la signature de ses premières mesures, la prolongation très attendue du traité a été validée presque en catimini à deux jours de son expiration.


Signé en 2010, l'accord limite les arsenaux à un maximum de 1.550 ogives déployées pour chacun de ces deux pays, soit une réduction de près de 30% par rapport au plafond précédent fixé en 2002. Les négociations sur sa prolongation étaient restées dans l'impasse sous la présidence de Donald Trump. Et plusieurs républicains ont reproché au gouvernement démocrate de donner au président russe Vladimir Poutine ce qu'il voulait sans rien obtenir en échange. La Russie, qui avait promulgué dès vendredi une loi renouvelant New Start, a aussi applaudi la sauvegarde de cette "pierre angulaire de la sécurité internationale" tout en prévenant qu'il faudrait des "efforts significatifs" pour remettre vraiment sur les rails le dialogue entre les deux puissances rivales.


Après des dénonciations très fermes, Joe Biden devra rapidement montrer jusqu'où il est prêt à pousser ses représailles. Pour l'instant, le nouveau président a demandé au renseignement américain un rapport sur tout ce qu'il reproche à Moscou, du sort d'Alexeï Navalny à la récente cyberattaque géante en passant par les ingérences électorales.


Reuters/AFP