Le Vendée Globe et ses bolides des mers s'en vont en catimini


Trente-trois skippers dont une partie va voler autant que naviguer à bord de bolides des mers de nouvelle génération équipés de foils: le Vendée Globe, la course mythique en solitaire et sans escale, a débuté dimanche 8 novembre aux Sables d'Olonne. Cette neuvième édition est partie quasiment en catimini, par la faute du coronavirus, les pontons vides de ce public qui s'était massé à 300.000 en 2016 le long du chenal. Le départ a été retardé de plus d'une heure en raison du fort brouillard tombé comme une chappe sur la côte vendéenne, qui ne permettait pas aux organisateurs de voir le bout de la ligne, longue de deux kilomètres. Les solitaires de neuf nationalités différentes, dont six femmes, ont coupé la ligne au signal sonore à 14H20, sans la noria de bateaux de supporteurs qui les accompagnent traditionnellement sur les premiers milles nautiques. Sur cette neuvième édition, huit Imocas flambant neufs (les monocoques de 18 m dédiés au Vendée Globe) iront chercher la gagne au bout de 44.996,2 kilomètres théoriques (24.296 milles nautiques) qu'ils entendent parcourir en 70 jours. Le vainqueur est attendu mi-janvier. Le record à battre est de 74 jours (Armel Le Cléac'h/Banque Populaire en 2016/2017), quand le premier lauréat de cette compétition, Titouan Lamazou avait mis plus de 109 jours, signe de la révolution technologique connue depuis par la voile, dont témoignent aussi les pilotes automatiques. Le temps limite est fixé à 163 jours. En moyenne, un bateau sur deux termine la course.


Reuters/AFP

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