Les Algériens ont massivement boycotté le référendum constitutionnel


Appelés à entériner une révision constitutionnelle censée fonder une "nouvelle République", les Algériens ont massivement boycotté dimanche premier novembre - date à laquelle la guerre d'indépendance a débuté en 1954 - un référendum qui s'est tenu en l'absence de son initiateur, le président Abdelmadjid Tebboune, hospitalisé à l'étranger.


Le taux de participation final s'est établi à 23,7%, a annoncé Mohamed Charfi, président de l'Autorité nationale indépendante des élections (ANIE), un plus bas historique pour un scrutin majeur.Cette abstention record constitue un revers cinglant, sinon humiliant pour un régime confronté depuis février 2019 à un soulèvement populaire inédit, le "Hirak”.