Les consultations sur un gouvernement reprendront le 15 octobre au Liban, annonce Aoun


Le président libanais Michel Aoun a annoncé mercredi que les consultations parlementaires sur la formation d’un nouveau gouvernement débuteraient le 15 octobre prochain. Le précédent cabinet a démissionné le 10 août dernier dans la foulée de l’explosion catastrophique sur le port de Beyrouth. Désigné Premier ministre avec la tâche de former un “gouvernement de mission”, Moustapha Adib a jeté l’éponge le 26 septembre, estimant qu’il lui était impossible de surmonter les rivalités entre partis autour de l’attribution des ministères. Cet échec a été mal vécu par Emmanuel Macron, qui s’était impliqué dans le dossier libanais et avait rapporté que la classe politique libanaise s’était engagée auprès de lui à former un “gouvernement de mission” pour la mi-septembre. Lors d’une conférence de presse organisée en duplex entre Paris et Beyrouth le lendemain de la démission d’Adib, il a dénoncé la “trahison collective” de la classe politique libanaise et repoussé les échéances, donnant quatre à six semaines aux responsables libanais pour former un gouvernement de mission. L’objectif est de doter le Liban d’un gouvernement à même de combattre la corruption et d’enclencher des réformes jugées nécessaires pour le déblocage de plusieurs milliards de dollars d’aide internationale indispensable pour sortir le pays de la crise économique et desserrer la pression de sa dette. Le processus est au point mort depuis la dernière intervention en date du président français, que le Hezbollah chiite et ses alliés d’Amal, le parti du président du Parlement Nabih Berri, n’ont guère appréciée. “Nous avons accueilli le président Macron quand il s’est rendu au Liban et nous avons salué l’initiative française, mais pas qu’il se comporte en juge et partie, en gouverneur du Liban”, a-t-il ajouté.


Reuters/AFP