Les Fashion Weeks cherchent leur expression post-Covid


Après Milan, Paris reprend le flambeau avec une poignée de défilés pour le prêt-à-porter masculin à partir de mardi, qui sera suivi de la haute couture en juillet: entre les grands absents et les nouveaux formats, la mode cherche son expression post-Covid. Dior, Hermès et quatre autres marques convient le public pour des défilés de la Fashion Week homme à Paris, sur 72 maisons inscrites dans le calendrier officiel. A Milan, trois défilés physiques des poids lourds (Dolce & Gabbana, Etro, Armani) ont célébré le début du retour à la normale. New York ne reprendra qu'en septembre, tandis que la Fashion Week de Londres, désormais "gender-neutral" (non genrée) s'est déroulée sous format numérique. A Paris, Louis Vuitton reste dans le virtuel tout comme Dries Van Noten, Yohji Yamamoto, Issey Miyake, Loewe ou Tom Browne. Après avoir présenté sa collection homme le 8 avril à Shanghai devant "un public vivant", le directeur artistique de Berluti, Kris Van Assche a quitté la maison. Son départ a coïncidé avec les annonces du PDG de Berluti, Antoine Arnault, que la maison aura désormais son propre calendrier. Autre grand absent: Hedi Slimane, directeur artistique de Céline qui, déjà avant la pandémie, jugeait la Fashion Week "caduque". Ses deux dernières collections homme et femme ont été présentées en février et avril dans des films poétiques tournés dans des châteaux. Interrogé sur ces absences, Pascal Morand dédramatise en rappelant qu'il y avait toujours eu "des écarts" et veut croire que l'institution n'est "pas menacée". Alors que la mode est sortie du cadre pendant la crise sanitaire, le président des activités mode de Chanel, Bruno Pavlovsky, a appelé en mai à "retrouver un peu de discipline" et réintégrer le calendrier officiel.


AFP



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