Les Fidji élues à la présidence du Conseil des droits de l'homme


Les Fidji ont pris vendredi la tête du Conseil des droits de l'homme, qui pour la première fois de son histoire s'est trouvé forcé de voter pour désigner un président. L'ambassadrice des îles Fidji à Genève Nazhat Shameem Khan a remporté la présidence du Conseil des droits de l'homme de l'ONU (CDH) avec 29 voix sur 47. Elle était opposée aux candidats du Bahreïn (14 voix) et de l'Ouzbékistan (4 voix). Normalement, la présidence du CDH, qui est surtout une charge procédurière, est déterminée par consensus pour assurer une rotation annuelle en changeant de zone géographique. Mais cette année, l'Asie-Pacifique dont c'était le tour n'a pas su s'entendre. Le CDH est composé de 47 pays membres, élus par l'Assemblée générale de l'ONU pour trois ans, et examine les violations partout où elles pourraient se produire et propose des solutions pour y remédier. Il n'a toutefois aucun pouvoir contraignant. Le CDH a cependant introduit le principe d'un examen périodique universel garantissant l'examen de tous les Etats membres de l'ONU, peu importe s'ils sont membres du Conseil ou pas. Toutefois, nombre des experts et missions d'enquêtes mises en place par le Conseil à Genève se voient refuser l'accès aux pays, comme en Syrie, en Corée du Nord et au Burundi.Le CDH a également été la cible des critiques américaines depuis l'arrivée de Donald Trump à la Maison Blanche. En 2018, les Etats-Unis ont claqué la porte du Conseil, qu'ils n'ont pas réussi à faire réformer et qu'ils jugent partial envers Israël.


Reuters/AFP


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