Les négociations post-Brexit à leur extrême limite, Paris menace d'un veto


Londres et Bruxelles touchaient vendredi aux limites de leurs concessions pour trouver un accord post-Brexit, sous la menace d'un veto de la France qui craint pour l'avenir de ses pêcheurs. Ce coup de pression sur les négociations, actuellement dans leur toute dernière ligne droite, traduit l'inquiétude croissante de la France de voir l'UE accorder trop de concessions aux Britanniques par crainte d'un "no deal" au 31 décembre, jour de la rupture définitive de Londres avec le continent. Signe des divergences qui gagnent les Etats membres, plusieurs sources européennes affirment à l'inverse que l'Allemagne, qui occupe la présidence tournante de l'UE, et la Commission européenne poussent pour obtenir un accord . Les Européens aimeraient parvenir à un accord avant la fin du week-end, condition pour qu'il soit ratifié à temps par le Parlement européen afin d'entrer en vigueur le 31 décembre. A cette date, les Britanniques, qui ont officiellement quitté l'UE le 31 janvier, cesseront d'appliquer les normes européennes. "Il reste très peu de temps. Nous sommes à un moment difficile des négociations", a concédé le porte-parole du Premier ministre Boris Johnson, avertissant que Londres n'accepterait pas "un accord qui ne respecte pas les principes fondamentaux de la souveraineté".


Reuters/AFP