Les pays du G7 demandent une enquête sur les violations présumées des droits dans le Tigré


Les États-Unis, l’Allemagne, la France et d’autres pays du G7 ont appelé vendredi à une enquête indépendante et transparente sur les violations présumées des droits de l’homme pendant le conflit dans la région du nord du Tigré en Éthiopie. L’armée fédérale éthiopienne a évincé l’ancien parti au pouvoir régional, le Front de libération du peuple du Tigré (TPLF), de la capitale Mekelle en novembre. Des milliers de personnes sont mortes, des centaines de milliers ont été chassées de chez elles et il y a une pénurie de nourriture, d'eau et de médicaments dans la région. Le gouvernement affirme que la plupart des combats ont cessé mais qu'il y a encore des cas isolés de fusillade. Le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed a déclaré la semaine dernière que l'Érythrée avait accepté de retirer les troupes qu'elle avait envoyées pendant les combats en territoire éthiopien le long de leur frontière commune, au milieu des rapports croissants de violations des droits de l'homme. L'Érythrée a nié que ses forces se soient jointes au conflit. Les ministres des Affaires étrangères du G7 ont exprimé leurs préoccupations dans une déclaration conjointe. Ils ont déclaré que le retrait des forces érythréennes du Tigré doit être rapide, inconditionnel et qu'un processus politique acceptable pour tous les Éthiopiens doit être mis en place pour aboutir à des élections crédibles et à un processus de réconciliation nationale.


Reuters/AFP


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