Littérature: L'enfant céleste, de Maud Simonnot



Lauréate en 2018 du prestigieux prix littéraire Valery-Larbaud pour son récit sur Robert McAlmon publié chez Gallimard sous le titre “La nuit pour adresse”, Maud Simonnot publie cette année son premier roman aux éditions de l’Observatoire. D’abord écorchée par une rupture amoureuse, et rongée en parallèle par la souffrance de son jeune fils surdoué placé en marge des attentes sociales et scolaires, la narratrice, Mary, nous embarque avec elle dans un voyage de reconstruction guidé par une étoile singulière : un célèbre astronome danois ayant vécu au seizième siècle dont son père lui narrait l’histoire lorsqu’elle était enfant, Tycho Brahe. Ce dernier avait trouvé refuge sur l’île de Ven, la “perle” aujourd’hui suédoise de la mer Baltique, pour mener à bien ses travaux d’observation du ciel. Partir sur ses pas releva donc de l’évidence.

De cette rencontre entre le ciel et la mer, au rythme de lumineuses références littéraires, musicales, philosophiques et scientifiques, l’isolement insulaire prend progressivement la forme d’un retour à l’enfance puis à soi, grâce à une reconnexion à la Nature et à l’humain avec une humilité et un respect de l’autre dans toutes ses dimensions sans égal. Le ciel semble alors à nouveau à portée de main. Comme si lever la tête permettait alors de reprendre racine. Et de repartir. L’île est un objet de littérature bien connu mais la poésie de cette autrice a su le