Littérature: Nausicaä de la Vallée du Vent


Qui n’a jamais vu les films d’animation du célèbre Hayao Miyazaki ? Cofondateur des studios d’animation Ghibli, on lui accole l’étiquette de réalisateur en oubliant bien souvent qu’il est avant tout dessinateur. Les plus curieux connaissent sûrement son deuxième film d’animation Nausicaä de la Vallée du Vent mais plus rares sont ceux qui savent que ce film d’animation est en fait l’adaptation du manga du même nom qu’il commence en 1982 dans le but de proposer une maquette aux producteurs réticents à financer le projet de film. Finalement le manga sera publié entre 1982 et 1994 dans le magazine japonais Animage monthly et se montrera bien plus ambitieux que sa version animée.


Le cadre initial est le même que pour le film. Les Sept Jours de feu ont complètement ravagé le monde existant il y a mille ans de cela. La princesse Nausicaä du royaume pacifique de la Vallée du Vent est vassale de l’immense empire Tolmèque, en guerre ouverte contre le lointain empire Dork. La Mer de la Corruption, une gigantesque forêt de moisissures et de spores toxiques, peuplée d’insectes monstrueux où aucun humain ne semble pouvoir survivre, force les humains à s’entredéchirer pour accaparer les minces ressources qui ne sont pas recouvertes par la forêt. Ainsi Nausicaä va se retrouver au cœur de ces multiples conflits et essayer de maintenir l’équilibre entre la nature et les humains.


Le manga reprend tous les grands thèmes chers à Miyazaki et dépasse de très loin son adaptation animée. Une jeune héroïne qui force le respect de tous, un combat entre humains et la nature jamais manichéen, sans oublier d'innombrables combats aériens. C’est une véritable fable écologique dont les enjeux n’ont jamais semblé être aussi contemporains. A lire sans modération pour les petits et les très grands !


2 views