Macron dans les Alpes-Maritimes à la rencontre des sinistrés


"On sera là": mettant la main sur l'épaule d'habitants éprouvés et parfois en larmes, le président Emmanuel Macron a assuré mercredi que l'Etat mettra les moyens pour la reconstruction des zones dévastées par les crues du 2 octobre dans les Alpes-Maritimes. Quelques minutes plus tôt, la voix nouée, le maire de Tende Jean-Pierre Vassallo avait raconté au président le désastre lors des pluies torrentielles: "Le vendredi soir, c'était le cauchemar, les maisons tombaient les unes après les autres, on a évacué l'Ehpad, avec le personnel soignant, les pompiers, on a fait un véritable miracle". En quelques heures, des trombes d'eau se sont abattues sur trois vallées au nord de Nice, entraînant des crues très brutales. Le dernier bilan fait état d'au moins quatre morts, huit disparus et 13 "supposés disparus". Deux autres personnes sont mortes en Italie lors de cet épisode pluvieux. "Aujourd'hui, on a signé l'arrêté de catastrophe naturelle, ça va permettre de déclencher des indemnisations", ajoute-t-il, en précisant que 80% du coût des maisons à reconstruire seront pris en charge. Mais, "on va pas reconstruire à l'identique, car il faut quelque chose de résilient", prévient Emmanuel Macron. D'autant qu'avec le réchauffement de la planète, ces épisodes de pluie extrêmes (dits "épisodes méditerranéens"), liés à des remontées d'air chaud et humide de la Méditerranée, risquent de devenir de plus en plus intenses, souligne Météo France. Du côté du département des Alpes-Maritimes, on estime que 1.500 acteurs économiques vont être mis en difficulté, dans des vallées vivant essentiellement du tourisme. "La reconstruction doit se faire vite, un an, deux ans maximum, pour tout rétablir", plaidait auprès de l'AFP mardi le président du département Charles-Ange Ginesy, expliquant qu'il demanderait 250 millions d'euros à l'Etat pour la prévention des risques.


Reuters/AFP

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