Michelin va supprimer jusqu’à 2 300 postes en France, sans départs contraints


Le groupe Michelin a annoncé mercredi qu'il allait supprimer jusqu'à 2.300 postes en France, sans départs contraints. Le groupe soumis à la concurrence des pneus à prix cassés a déjà supprimé près de 1.500 postes depuis 2017 dans le cadre de sa réorganisation, notamment à son siège historique de Clermont-Ferrand et aux Etats-Unis. Il a également fermé les sites de La Roche-sur-Yon et Bamberg en Allemagne. De Clermont-Ferrand à Epinal en passant par Troyes, cette nouvelle réorganisation concerne "tous les sites français du groupe", a précisé Florent Menegaux, le président du groupe clermontois. "Michelin s'engage à recréer autant d'emplois qu'il y en aura de supprimé", a-t-il ajouté toutefois, l'entreprise prévoyant d'accompagner les territoires et d'accroître son activité dans divers domaines. Le nombre de départs site par site sera précisé dans les prochains mois: la direction du groupe souhaite ouvrir rapidement des négociations avec les organisations syndicales autour d'un accord-cadre d'une durée de 3 ans. "Michelin n'abandonne pas la France" et va réinvestir une partie des économies réalisées dans le développement de nouvelles activités, souligne Florent Menegaux. En parallèle, Michelin poursuit sa stratégie de localisation en France de nouvelles activités à forte valeur ajoutée, comme dans l'hydrogène, l'impression 3D, les colles ou le recyclage des déchets plastiques. A l’horizon 2030, Michelin souhaite que 30% de son chiffre d'affaires soit réalisé hors pneus.


AFP/Reuters

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