Nigeria: libération de 42 personnes enlevées, 317 fillettes toujours otages


A la mi-février, des hommes armés ont attaqué un pensionnat public d'enseignement secondaire de Kagara, tuant un étudiant et emmenant avec eux 27 élèves, trois professeurs et 12 membres de familles du personnel. Les "bandits", comme les désignent les autorités, terrorisent les populations locales, mènent des kidnappings de masse contre rançon, pillent les villages et volent le bétail depuis plusieurs années, notamment dans le nord-ouest et le centre-ouest du Nigeria.

Dernièrement, ils multiplient également les enlèvements d'enfants dans des écoles. Vendredi 25 février, 317 jeunes filles scolarisées à Jangebe, dans l'Etat de Zamfara, dans le nord-ouest ont été enlevées dans leurs dortoirs. Une opération de sauvetage est en cours, composée de forces de sécurité, mais aussi de villageois. Depuis début décembre, 344 jeunes garçons avaient été enlevés dans un pensionnat de Kankara, dans l'Etat voisin de Katsina, avant d'être relâchés une semaine plus tard. Les autorités nient payer quelconque rançon aux criminels, mais cela ne fait pas grand doute pour les experts en sécurité, qui craignent que cette pratique ne s'étende et se multiplie dans ces régions minées par l'extrême pauvreté et peu ou pas du tout sécurisées.

Face à ce nouveau kidnapping de masse, le président Muhammadu Buhari, très fortement décrié face à la situation sécuritaire catastrophique dans le nord du Nigeria, d'où il est originaire, a assuré vendredi soir qu'il ne céderait pas au chantage des bandits.


Reuters/AFP